SIGIL — Marie-Pierre Brunel
Sigil est une installation participative qui invite le public à prendre part au processus de création d’une œuvre et de son exposition, grâce à la technique du frottage. Popularisée par Max Ernst au début du XXᵉ siècle, cette pratique consiste à réaliser, à l’aide d’outils simples et traditionnels — une feuille de papier et un crayon graphite — des empreintes obtenues en frottant une surface texturée.
Chacun·e a déjà expérimenté ce geste enfantin, par exemple en reproduisant le relief d’une pièce de monnaie.
Pour cette installation, une quinzaine de matrices sont mises à disposition des participant·es. Gravées à la main dans des rondelles d’alisier et des sections de tronc de sapin — essences issues des forêts natales de l’artiste, aujourd’hui fragilisées par le changement climatique — elles présentent des motifs sculptés à la gouge et au ciseau à bois. Ces formes convoquent à la fois :
- des ornements floraux et décoratifs,
- des glyphes inspirés de relevés archéologiques archaïques,
- des symboles anthropologiques (maison, nourriture, musique, figures humaines ou rituelles),
- ainsi que des représentations de la nature environnante (flore, faune).
De ce dialogue entre cultures humaines et forces naturelles naît un alphabet visuel à la fois intime et collectif, que chaque visiteur·se est invité·e à activer en produisant son propre frottage.
Processus
- Prendre une feuille de papier et un crayon graphite.
- Poser la feuille sur le motif choisi et frotter avec le plat du crayon.
- Répéter l’opération avec différents motifs pour composer une image personnelle.
- Accrocher la réalisation au mur de l’exposition ou l’emporter avec soi.
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